🌡️🌊Continuer à protéger le Bourget face au changement climatique
L’Ă©tĂ© 2024 reste dans nos souvenirs comme un Ă©tĂ© très chaud voire irrespirable, suivi par un Ă©tĂ© 2025 marquant avec deux Ă©pisodes caniculaires. A contrario la fin de l’annĂ©e 2023 a vu des crues spectaculaires et longues du lac du Bourget. Ces phĂ©nomènes de forte amplitude sont emblĂ©matiques des consĂ©quences du dĂ©règlement climatique. Cela nous pousse alors Ă devoir trouver des solutions pour adapter notre ville. Comment ? Il faut tout simplement adapter la commune Ă ces changements.
Pour cela, deux axes :
- sur le bâti, neuf et existant
- sur le plan urbanistique
Il faut commencer par adapter les bâtiments au confort d’Ă©tĂ© et d’hiver, en rĂ©novant les bâtiments anciens, via l’isolation thermique et la ventilation. Cela permet de jouer sur :
- les déperditions thermiques qui diminuent donc non seulement un meilleur confort, mais aussi un gain au niveau financier, car une diminution du chauffage nécessaire.
- un dĂ©phasage qui permet de dĂ©caler la pĂ©riode de chauffe l’Ă©tĂ©
- une conception des bâtiments neufs qui permette d’apporter de l’ombre l’Ă©tĂ© sur les ouvertures sud et ouest, afin d’amĂ©liorer le confort estival.
Ensuite, il faut intĂ©grer la production d’Ă©nergie aux bâtiments, avec par exemple du photovoltaĂŻque ou de la gĂ©othermie, permettant ainsi de rĂ©duire la dĂ©pendance aux Ă©nergies fossiles et l’Ă©manation de gaz Ă effets de serre.
La rĂ©novation des bâtiments communaux est en bonne voie. Le projet de rĂ©novation du P’tiou tient compte de ces contraintes. Plus qu’une simple rĂ©novation de la toiture et de l’enveloppe extĂ©rieure, le confort en pĂ©riode chaude et ensoleillĂ©e est aussi pris en considĂ©ration pour le bien ĂŞtre des usagers de l’Ă©cole.
Mais le confort Ă©tĂ© et hiver n’est valable que si les bâtiments sont correctement utilisĂ©s : par exemple, l’Ă©tĂ©, il faut ouvrir les fenĂŞtres la nuit pour apporter de la fraicheur, fermer les volets le jour, au niveau des fenĂŞtres ensoleillĂ©es sans ouvrir les fenĂŞtres. La conception des logements actuels avec des appartements traversants permet justement d’apporter cette ventilation nocturne.
Sur le plan urbanistique, il faut introduire deux éléments importants :
- éviter les ilots de chaleur
- désimperméabiliser les sols
Pour le premier point, il faut commencer par le bâti abandonnĂ©, en friche, qui non seulement dĂ©figure la ville et peut se montrer Ă plus ou moins long terme dangereux, mais, de part ses murs, conserve la chaleur qu’il restitue Ă son entourage. Dans ce cas, seules les OAP permettent d’agir. En effet, les OAP ne rendent pas le terrain constructible puisque cela entre dans le cadre du PLUi et donc de l’intercommunalitĂ©, mais il apporte des restrictions supplĂ©mentaires en terme d’urbanisme et d’environnement, comme par exemple en imposant la conservation d’un bien existant, d’arbres ou en stipulant la crĂ©ation d’espaces verts accessibles Ă tous, des zones de mobilitĂ© douce…
DĂ©simpermĂ©abiliser les sols permet de retenir les eaux de pluie, qui lors des Ă©pisodes orageux de plus en plus frĂ©quents, viennent saturer les Ă©gouts, crĂ©ant ainsi des inondations. Il faut permettre Ă l’eau de s’infiltrer dans le sol en enlevant le goudron des parkings (ce qui est le cas pour les nouveaux parkings qui ont Ă©tĂ© construits), les cours d’Ă©cole (ce qui permet d’apporter aussi de la fraicheur dans ces cours, ce qui est le cas pour La Cascade), en mettant en place des noues paysagères ou encore en exigeant dans les OAP la vĂ©gĂ©talisation des toitures terrasses – ce qui n’est pas incompatible avec les panneaux photovoltaĂŻques.
Ainsi, si la commune peut donner les orientations de demain en termes de prĂ©vention face aux changements climatiques, c’est Ă court terme, via notre comportement quotidien qu’il est possible d’agir. Les orientations en termes d’urbanisme visent le long terme afin de prĂ©parer la ville Ă un futur plus serein.